Un projet de loi interdisant les semences Terminator a été déposé au Canada

Mai 31, 2007

Un projet de loi interdisant les semences Terminator.

Alex Atamanenko, Porte-parole du Nouveau parti démocratique en matière d'Agriculture a annoncé son projet de loi interdisant les semences Terminator. Avec l'appui d’ André Bellavance, Porte-parole du Bloc Québécois en matière d'Agriculture; Colleen Ross, présidente des femmes de la National Farmers Union; Lucy Sharratt, coordonnatrice du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies.

Communiqué de presse
31 mai 2007
National Farmers Union, Réseau canadien d’action sur les biotechnologies, UPA Développement international

Un geste crucial en vue d’interdire les semences Terminator au Canada : dépôt d’un projet de loi d’initiative parlementaire

Aujourd’hui, un projet de loi visant à interdire « la technologie Terminator » – des semences génétiquement modifiées pour être stériles après la première récolte – a été déposé par Alex Atamanenko, critique du Nouveau Parti démocratique en matière d’agriculture et député Colombie-Britannique-Southern Interior.

Une fois adopté, ce projet de loi interdira les essais en champ et la commercialisation des semences Terminator au Canada. Les gouvernements de l’Inde et du Brésil ont déjà des lois stipulant l’illégalité de Terminator sur leur territoire.

« Terminator porte atteinte au droit des agriculteurs canadiens de conserver les semences et ne présente aucun avantage pour eux, fulmine Colleen Ross, agricultrice et vice-présidente des femmes de la National Farmers Union. La mise au point de semences stériles est une insulte pour les agriculteurs et fait planer le spectre de la mainmise des grandes sociétés sur l’agriculture canadienne. Nous demandons à tous les députés d’appuyer ce projet de loi pour démontrer qu’ils se rangent du côté des agriculteurs. »
Nulle part au monde, les semences Terminator n’ont encore été commercialisées ni testées en champ. Pour éviter que cela arrive, les instances de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique ont convenu de maintenir un moratoire mondial sur Terminator. Mais les grandes sociétés continuent de développer Terminator et, même s’il a signé le moratoire, le gouvernement du Canada a indiqué son intention de le défier.

« L’interdiction de Terminator est la seule option viable vu les grands dangers que comporte cette technologie, affirme Lucy Sharratt, coordonnatrice du Réseau canadien d’action sur les biotechnologies. Le Canada a déjà octroyé un brevet sur Terminator. Les grandes sociétés vont redoubler d’insistance et attendre aussi longtemps qu’il le faut. Il n’y a qu’une solution : légiférer en vue d’une interdiction nationale. »
"La technologie Terminator dérobe aux producteurs agricoles du monde entier leur capacité de contrôler leur propre production; c'est pourquoi elle doit être interdite, " dit André D. Beaudoin, secrétaire général d'UPA Développement international. "L'agriculture travaille avec le vivant et la vie donne la vie. Terminator est dangereuse car elle va à l'encontre de ce principe fondamental."

André D. Beaudoin, UPA DI : (450) 679-0530; Colleen Ross, National Farmers Union (613) 213 1522/652 1552; Lucy Sharratt, Réseau canadien d’action sur les biotechnologies, (613) 241 2267.

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