Monsanto actualise sa promesse
Engagement public sur Terminator
1999 : Extrait d’une lettre ouverte envoyée en octobre 1999 par le P.D.G. de Monsanto, Robert B. Shapiro, au président de la Rockefeller Foundation, Gordon Conway :
« Je désire vous informer que nous nous engageons publiquement à ne pas commercialiser les technologies de stérilisation des semences, dont celle que l’on appelle Terminator. Notre décision se fonde sur les commentaires que vous nous avez transmis, ainsi que ceux d’un vaste éventail d’experts et de parties concernées, dont notre très importante base d’agriculteurs… Même si nous ne détenons encore aucune technologie de stérilisation des semences, il nous semble important de répondre dès maintenant à ces préoccupations par un engagement clair : nous ne commercialiserons pas de systèmes de protection génétique visant à rendre les semences stériles. »
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1999 : Conférence d’affaires de Greenpeace, Londres, octobre 1999 : le P.D.G. de Monsanto, Robert Shapiro, déclare :
« À ce propos, vous êtes peut-être au courant de l’engagement public que nous avons pris lundi de ne pas commercialiser la technologie de stérilisation des semences communément appelée Terminator. Nous tenons à préciser que cette décision a été prise après une série de consultations et de discussions avec des gens issus de groupes du monde entier qui présentent tout un éventail de points de vue, notamment dans les pays en développement. »
2005 : Tiré du 2005 Pledge Report de Monsanto, technologies de restriction génétique, p. 29.
« Discussion sur les technologies de restriction génétique
En 1999, certaines parties concernées ont exprimé l’inquiétude qu’une technologie développée par le gouvernement des États-Unis et une firme de semences de coton réduise les petits agriculteurs pauvres à la dépendance. Pour répondre à cette préoccupation, Monsanto s’est engagée à ne pas commercialiser les technologies de stérilisation des semences pour les cultures alimentaires. Cet engagement tient toujours, mais les gens de Monsanto réévaluent cette position au fur et à mesure des progrès de la technologie.
Les technologies de stérilisation des semences ne sont qu’un élément de la catégorie plus large des technologies de restriction génétique (les GURT). L’une des technologies à l’étude pourrait activer ou non un trait génétique de sorte que la plante exprime ce trait à la première génération seulement. Dans les générations suivantes, le matériel génétique serait inactif et disparaîtrait peu à peu, puisqu’il n’offre aucun avantage sélectif. Cette technologie permettrait aux inventeurs de protéger une partie de leurs droits de propriété intellectuelle sur des traits biotechnologiques.
La ligne de conduite responsable consiste à examiner l’éventail des GURT disponibles et la façon de les appliquer de manière appropriée. À cette fin, Monsanto discute avec des experts et des parties concernées pour s’informer des applications technologiques disponibles et de la façon dont on peut les utiliser en conciliant responsabilité biotechnologique, maintien des droits de propriété intellectuelle et protection des besoins et des droits des agriculteurs. Monsanto n’exclut pas la possibilité de développer et d’utiliser l’une de ces technologies à l’avenir. La société continuera d’étudier les risques et les avantages de ces technologies au cas par cas. »